Non falsification de la Sainte Bible : Témoignage de théologiens musulmans.

Certains théologiens musulmans ont abondamment disserté sur la véracité de la Sainte Bible et sur l’inexistence de sa falsification. Nous allons juste citer quelques uns de leurs propos :

1) L’iman Muhammad Bin Ismail Al- Boukhary [1]

Dans son recueil de hadiths « Sahîh Al-Boukhârî » (l’Authentique d’al-Boukhari), Al-Boukhârî explique ce passage du verset 46 de la sourate 4 « Les femmes » (An-Nisa‘):

« Il en est parmi les Juifs qui changent le sens des mots …. ». Au sujet de l’interprétation « changer le sens des mots » en tant que « les faire disparaître », il dit: « en fait nul ne pouvait supprimer quelque mot que ce soit des livres du Dieu Tout-puissant, mais ils ont seulement mal compris, ou mal interprété le texte ».

Dans son livre (Fath Al -Barry, l’explication de « Sahîh Al-Boukhârî« ) Al- Boukhary dit encore :

« On a interrogé Ibn Taimia à propos de cette question, et il a répondu en casuiste : «les experts disent: pas de modification du texte, mais seulement de sa signification »

2) L’éminent érudit Shah Wali [2] dans son livre « Les progrès dans les principes fondamentaux de l’exégèse » s’exprime ainsi :

« dans la traduction de la Torah et l’exégèse des textes, les juifs ont modifié le sens de certains versets, mais n’ont pas falsifié le texte original »

Ibn Abbas est d’accord avec lui sur ce point.

3) -L’imam Fakhr El-Din Al-Razy [3], dans sa célèbre exégèse (Tafsir) du verset 174 de la sourate 2 « La Vache » (Al-Baqarah), dit:

« Ibn Abbas [4] rapporte: «ils ont modifié la Torah et la Bible: ceci est impossible parce que ces livres ont été si largement répandus et connus, que de telles modifications sont irréalisables. Par contre ils en dissimulaient l‘interprétation» ».

Dans son exégèse du verset 78 de la sourate 3 « La Famille de Imran » (Al-‘Imrân), il ajoute:

« comment la falsification de la Torah aurait pu se produire avec un livre aussi répandu? »

Il dit également dans son exégèse du verset 46 de la sourate 4 « Les Femmes » (An-Nisâ’):

« L’accusation de falsification est sans fondement. Il s’agit d’une interprétation erronée, qui enlève aux mots leur véritable sens pour leur donner une signification trompeuse en jouant sur le vocabulaire, comme le font les hérétiques aujourd’hui avec les versets qui contredisent leurs doctrines ».

Il dit aussi dans l’exégèse (Al- Dorr Al-Monthour) de la sourate 2 « La Vache » (Al-Baqarah):

« Wahb Ibn Menabeh rapporte que Ibn Al-Monzer et Ibn- Hatem ont dit: «parce qu’inspirée par Dieu, la Torah et la Bible n’ont jamais été modifiées, pas même d’une lettre. Par contre certains ont égaré les autres par des mauvaises interprétations au travers de livres qu’ils ont écrit de leurs propres mains, et en disant: «ces livres sont de Dieu », alors qu’ils ne sont pas de Dieu! Car les livres de Dieu sont préservés (sur la « Table bien gardée ») et n’ont jamais changé» ».

4) Dans son exégèse de ce verset 9 de la sourate 15:

« C’est Nous qui avons fait descendre l’Édification (Dhikr [6]), et il est certain que Nous la protégerons », Al- Galaleen [5] dit: « ceci signifie que Dieu la garde contre toute modification, falsification, addition ou soustraction ».

5) Dans le livre « Al-helal » (le licite), sous le titre: « Les trésors de la vallée de Qumran » Abbas Mahmoud Al-Akad [7] écrit:

« Ces fragments de manuscrits archéologiques ont été découverts dans l’une des grottes de la vallée de Qumran, à l’Est de la Jordanie… fragments datant de 2000 ans (c’est à dire antérieurs à l’apparition de l’Islam – plus de 600ans avant!)…. Après leur diffusion pour une étude approfondie, il est apparu qu’ils contenaient une copie complète du livre d’Isaïe… et de beaucoup d’autres livres saints. Ces livres montrent qu’il n’y a aucune différence entre eux et les éditions actuelles des livres saints ». (1)

6) Ali Amen dit:

« Un groupe d’experts en étude des révélations et spécialisés en jurisprudence et linguistique, ont été d’accord pour dire que la modification se trouvait dans l’interprétation et non dans le texte révélé. Ils ont soutenu que la Torah était si largement répandue à l’Est comme à l’Ouest (avant la naissance de Muhammad et du Coran) que personne ne connaît le nombre de ses copies, excepté Dieu. Par conséquent toute connivence pour des altérations et modifications dans toutes les copies est strictement impossible. Dans le cas contraire, pas une seule copie dans le monde aurait échappé à l’altération, et à la modification, donc l’altération aurait été uniforme partout? Ceci est logiquement impossible, et toute personne raisonnable ne peut pas accepter une telle assertion ». (2)

(1) Livre Al Helal, édition décembre 1999, (the opening editor)

(2) Le matin de l’islam (Doha Al- Islam) 1 partie, page 358

(3) La perfection dans les sciences du Coran, par Jalal Al- Din Al Syouty, 2eme partie, pages 20,21.

L’ auteur :Père Zakaria Boutros
Site : fatherzakaria.net
Traduction : notredamedekabylie.net

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