Réponse aux versets qui affirment la falsification de la Torah

L’auteur : Père Zakaria Boutros
Publication : fatherzakaria.net
Traduction : sœur Dominique
Commentaires : Christian M.
Copyright : notredamedekabylie.net

Les versets du Coran qui mentionnent la falsification de la Thora sont au nombre de quatre :

1- Sourate 2 « La vache » (Al-Baqarah) verset 75 : « Espérez-vous [Musulmans], que ces gens [les Juifs] croient avec vous? Alors qu’une partie d’entre eux, qui entendaient la parole de Dieu, la falsifiait ensuite sciemment, après l’avoir comprise ».

2- Sourate 4 « Les femmes » (An-Nisa’) verset 46 : « Il en est parmi les Juifs qui détournent les mots de leur sens ».

3- Sourate 5 « La table servie » (Al-Ma’ida) verset 13: « ils détournent les paroles de leur sens et oublient une partie de ce qui leur a été envoyé comme Edification »

4- Sourate 5 « La table servie » (Al-Ma’ida) verset 41 : « … parmi les Juifs qui aiment bien écouter le mensonge, …, et écouter d’autres non venus de toi qui détournent les mots de leur sens ».

Premier verset :

– Sourate 2 « La vache » (Al-Baqarah) verset 75 : « Espérez-vous [Musulmans], que des pareils gens [les Juifs] croient avec vous? Alors qu’une partie d’entre eux, qui entendait la parole de Dieu, la falsifiait ensuite sciemment, après l’avoir comprise ».

L’Imam Al-Baydawy [1] a dit : « Désirez-vous qu’ils (les juifs) croient en vous comme une partie de leurs ancêtres l’a fait en écoutant la parole de Dieu (la Thora), en la falsifiant ensuite, ce qui signifie qu’ils l’ont interprétée faussement et l’ont reconstruite selon leurs désirs… » ; « après l’avoir comprise » signifie qu’ils l’ont comprise dans leur esprit et qu’ils ont clarifié tout ce dont ils doutaient ».

Ainsi, selon l’exégèse de l’Imam Al-Badawy, il est clair que l’accusation de falsification ne portait pas sur les textes de la Sainte Bible mais sur leur interprétation et leur exégèse.

Ce verset clarifie le fait qu’une partie seulement des Juifs accomplissait cette falsification d’interprétation, et non tous les Juifs; cela prouve que la falsification n’était pas dans le texte des versets : sinon dans ce cas, tous les Juifs auraient commis cette faute et non un groupe parmi eux.

L’énoncé de ce passage du verset : « entendait la parole de Dieu, la falsifiait ensuite sciemment » signifie que la parole de Dieu existait sans falsification ; ils l’écoutent encore, à l’évidence, puisqu’il est bien dit : « entendre la parole de Dieu, la falsifier ensuite sciemment ». Notez ici la conjonction « ensuite ». Tous les linguistes savent bien que ce « ensuite » signifie « ordonner les évènements dans leur succession », c’est-à-dire qu’ils écoutent la parole de Dieu et qu’après cela ils en falsifient le sens.

L’énoncé de cette phrase : « après l’avoir comprise », signifie que tel groupe de Juifs comprenait et interprétait bien la parole de Dieu elle-même alors qu’il en faussait le sens.

De même l’expression: « sciemment » ne veut-elle pas dire que tel groupe de Juifs connaissait le texte authentique de la parole de Dieu, bien qu’il en ait changé l’exégèse?

Ainsi ce verset du Coran ne signifie pas que la parole de Dieu a été falsifiée dans le texte, mais dans son interprétation et son exégèse, comme l’attestent l’Imam Al-Badawy et d’autres respectables commentateurs.

Deuxième verset :

Sourate 4 « Les femmes » (An-Nisa’) verset 46 : « Il en est parmi les Juifs qui détournent les mots de leur sens, et disent «nous avons entendu et nous avons désobéi». « Ecoute sans qu’il te soit donné d’entendre », et favorise nous « Raina », tordant la langue et attaquant la religion. Si au contraire ils disaient : « Nous avons entendu et nous avons obéi », « Ecoute », et « Regarde-nous », ce serait meilleur pour eux, et plus droit. Mais Dieu les a maudits à cause de leur mécréance ; leur foi est donc bien médiocre. ». [2]

– Dans l’expression : « parmi ceux qui sont Juifs », remarquons que le texte ne dit pas « les Chrétiens ». A cette occasion je précise ceci : il n’y a pas un seul verset dans le noble Coran qui accuse les Chrétiens de quelque falsification de la Sainte bible, soit dans le texte soit dans son interprétation.

– Dans ce passage le texte attribue la falsification seulement à un groupe de Juifs et non à tous, puisqu’il dit « parmi ceux qui sont Juifs ». Ainsi le reste de ces Juifs est obstinément attaché au livre et ne l’a jamais falsifié.

Dans le passage : « ils détournent les mots de leur sens, notons l’expression « de leur sens ». Qu’est-ce que cela veut dire ?

L’Imam Al-Baydawy dit dans l’exégèse de ce verset Coranique : « parmi les Juifs, un groupe changeait le sens que Dieu y avait mis…en l‘interprétant comme ils le désiraient. Ils détournaient ainsi le sens que Dieu y avait mis au moment de la révélation ».

– Le Coran parle de « torsion de leurs langues » pour exprimer qu’ils changeaient la prononciation des mots, en accord avec leur langue hébraïque ; et le Coran en donne un exemple dans le même verset, ainsi qu’il est écrit : «Râ’Na» en tordant leurs langues ils changeaient ainsi la prononciation de «Râ’Na» signifiant « écoutez-nous » et le prononçaient avec le sens de « O fou » ce qui est une insulte en hébreu (1)

– Ainsi « falsification » dans ce verset ne signifie pas « falsification du texte de la Thora » mais dans la conversation des Juifs avec le prophète Mohammad, ce que met en évidence le verset disant : « ils attaquent la religion ».

L’Imam Al-Razy [3] dit : « le livre qui a été transmis par succession ne permet pas de changer les termes » (2), ce qui veut dire que l’Imam Al-Razy nie l’accusation de falsification de la sainte Bible.

Le Sahih Al-Bokhary [4] dit : « «changer le sens des mots» signifie les faire disparaître ; or nul ne pouvait supprimer quelque mot que ce soit des livres du Dieu Tout-puissant, on pouvait seulement mal l’interpréter ».

A partir de cela il est clair que ce verset de la Sourate 4 « Les femmes » (An-Nisa’) ne signifie pas la falsification du texte de la Sainte Bible, mais la falsification des interprétations, en tordant la langue et en prononçant les mots inspirés dans un sens différent, en accord avec les mots du langage hébraïque.

Troisième verset :

Sourate 5 « La table servie » (Al-Ma’ida) verset 13: « Ils détournent les paroles de leur sens et ils ont oublié une partie de ce qui leur a été envoyé comme Edification »

L’Imam Al-Razy dit au sujet de ce verset : « Dans ce verset, la falsification mentionnée provient d’une fausse accusation et d’une mauvaise interprétation, provenant d’une déviation des mots passant de leur sens propre à un sens inutile, à travers des astuces linguistiques, comme font actuellement les hérétiques avec des versets qui ne concordent pas avec leurs croyances. »

– Le Sahih Al-Bokhary a mentionné la même chose, en ajoutant au verset 15 mentionné dans la même sourate de la Table qui dit : « O gens du Livre, notre Messager est venu jusqu’à vous pour vous expliquer une grande partie du Livre, que vous cachiez… ». Ainsi le Coran a expliqué lui-même ce qu’il fallait entendre par falsification, c’est-à-dire les parties cachées de l’écriture et non le changement des paroles de Dieu.

Al-Galaleen [5] mentionne dans l’exégèse de ce verset, une explication du sujet de cette mauvaise interprétation : « la falsification dans la Thora concernait Muhammad, que la paix soit sur lui, car ils cachaient les paroles qui, dans la Thora, recommandaient de suivre Muhammad ».

Ainsi Al-Galaleen explique le sens de cette falsification, qui ne consistait pas à transformer le texte de la Sainte Bible ; mais l’accusation concerne le refus des juifs de reconnaître Muhammad comme prophète et de le suivre.

– En fait le désaccord concernant ce verset portait sur leur lecture de la prophétie de Moïse, mentionnée dans la Thora, au sujet du « prophète qui devait venir » النبي الأتي« . Les musulmans la lisaient comme النبي الأمي » signifiant le « prophète illettré », c’est-à-dire Muhammad ; et comme les Juifs refusaient cette interprétation, le verset devint : « Ils ont changé le sens des mots et ont abandonné une bonne partie du Message qui leur avait été envoyé ». En fait Moïse mentionnait que le prophète viendrait de leur propre peuple, c’est-à-dire le peuple d’Israël, alors que Muhammad provenait d’Ismaël et non du peuple d’Israël.

Tout tournait autour de cette divergence de vue. Cela n’a aucune relation avec un changement du texte de la Sainte Bible.

Quatrième verset :

Sourate 5 « La table servie » (Al-Ma’ida) verset 41: « … parmi les Juifs qui aiment bien écouter le mensonge, …, et écouter d’autres non venus de toi qui détournent les mots de leur sens. Ils disent : «Si vous avez reçu ceci, acceptez-le et si vous ne l’avez pas reçu, soyez méfiants. »

Imam Abdullah Yousef Ali [6] dit : « un groupe de Juifs désiraient vivement prendre au piège le prophète en le trompant ; ainsi leurs oreilles étaient largement ouvertes à ces ragots à son sujet, même provenant de ces gens qui n’étaient jamais venus à lui ». (3)

– Ils interprétaient la phrase: « ils déforment le sens des mots…», en disant que les Juifs n’étaient pas honnêtes avec leurs écritures, car ils en falsifiaient le sens.

L’Imam Al-Zamakhshary [7] dit : « on raconte qu’un homme honorable de Khaiber commit un adultère avec une honorable femme, et tous deux étaient mariés. La sentence, selon la Thora, était la lapidation, mais on refusa de les lapider à cause de leur situation honorable. On envoya une délégation au prophète de Dieu, paix sur lui, pour lui demander son avis à ce sujet. Ils disaient : « si Muhammad ordonne la flagellation, acceptez la sentence, mais s’il ordonne la lapidation, n’acceptez pas », et ils emmenèrent les deux adultères avec eux. Alors le prophète ordonna la lapidation ; mais ils refusèrent ce jugement. Aussi ils consultèrent le rabbin juif Ibn Soria pour trancher. Celui-ci confirma la sentence de la lapidation. Finalement, ils dirent que le prophète, après le jugement du rabbin juif Ibn Soria, avait ordonné de les lapider. Ils les lapidèrent donc près de la porte de la Mosquée, pour exécuter le verdict de la Thora. »

Ainsi les commentateurs ont convenu que la révélation de ce verset dans la sourate 5 était liée à cette histoire, ainsi la falsification portait sur l’interprétation de la sentence de la Thora au sujet des coupables et ne changeait rien au texte de la Sainte Bible.

Al-Galaleen mentionne : « ce verset a été révélé au moment où deux juifs avaient commis un adultère, alors le prophète jugea, et décida la lapidation. Ils lui apportèrent la Thora, il y trouva la sentence de lapidation et ils furent fous de rage. »

– La référence du prophète Muhammad à la Thora pour rendre ce jugement est une preuve confirmant sa conviction qu’il n’y avait pas de falsification dans la Sainte Bible.

Les versets de la Sainte Bible qui dénient le fait d’une quelconque falsification

– Le Christ a dit dans Matthieu 24 :35 : « Le ciel et la terre passeront mais mes paroles ne passeront pas ».

– et dans Matthieu 5:18 : “Je vous le dis en vérité, avant que passent le ciel et la terre, pas un i, pas un point sur l’i ne passera de la loi que tout ne soit réalisé. »

Le châtiment de la Falsification

Ce qui est mentionné dans la Sainte Bible confirme le caractère improbable de faits de falsification dans la Sainte Bible, car il y avait un châtiment très rigoureux pour quiconque violait le texte par un ajout ou une suppression, comme il est dit ci-dessous :

Apocalypse (Révélation) chapitre 22, verset 18 « si quelqu’un ajoute quelque chose au texte, que Dieu lui ajoute les fléaux décrits dans ce livre. Si quelqu’un retire certains mots du livre de cette prophétie, que Dieu lui retire sa participation au Livre de Vie et aux choses décrites dans ce Livre ».

Ainsi qui oserait, après de tels avertissements et admonestations, toucher à la Sainte Bible en y ajoutant ou soustrayant quoi que ce soit?

Si nous désirons réfuter ces contestataires par des versets du noble Coran affirmant la véracité de la Sainte Bible (la Thora et le Nouveau Testament), et l’inexistence de la falsification, nous devons leur poser une question importante, à savoir :

Selon vous, quand a eu lieu cette falsification ?

A-t-elle eu lieu avant ou après l’époque de Muhammad ?

Venons-en à la discussion :

La première allégation : la falsification a-t-elle eu lieu avant l’époque de Muhammad ?

Ceux qui invoquent cette opinion disent : « La sainte Bible a été falsifiée avant l’époque du prophète Muhammad. » Actuellement la réponse à cette contestation est très simple : elle est présente dans le Coran lui-même, étant donné que le Coran a attesté quant à la véracité de la Sainte Bible qu’elle est la parole inspirée de Dieu et qu’elle n’a pas été altérée ou falsifiée, comme cela apparaît clairement dans les textes suivants :

1) Sourate 5 « La table servie » (Al-Ma’ida) verset 48 : « Nous avons fait descendre vers toi l’Écriture de Vérité, déclarant véridique ce qui, de l’Écriture, est antérieure à Elle, et en en proclamant l’authenticité »

Que signifiait « déclarant véridique ce qui, de l’Écriture, est antérieure à Elle » ? et que signifiait « l’Écriture » ? et que signifiait « et en en proclamant l’authenticité » ?

Les commentateurs reconnaissent que Dieu a révélé le Coran en vérité, confirmant la révélation précédente, confirmant ainsi que le Livre, c’est-à-dire la Thora et l’Évangile était présent à l’époque de Muhammad, et l’expression « et en en proclamant l’authenticité » indique que le prophète attestait son authenticité. (4)

2) Sourate 3 « La famille d’Imran » (Aal-‘Imran) verset 3 « Sur toi (Prophète) Il a fait descendre l’Ecriture avec la Vérité, déclarant véridiques les messages antérieurs. Il a fait descendre la Thora et l’Evangile. »

3) Sourate 10 « Jonas » (Yunus) verset 37 « Ce Coran ne saurait être forgé en dehors d’Allah, mais il est venu pour marquer la véracité des messages antérieurs »

Dans le Coran, il y a 12 versets attestant que le Coran confirme la Sainte Bible que possédaient les juifs et les chrétiens du temps de Muhammad. [Au-delà des trois versets que nous venons de voir, 9 autres peuvent être examinés] : reportez-vous à la sourate 2 (La vache « Al-Baqarah ») versets 41, 89, 91, 97 ; la sourate 4 (Les femmes « An-Nisa' ») verset 46 ; la sourate 6 (Les troupeaux, ou les bestiaux, « Al-An’am ») verset 92 ; la sourate 12 (Joseph « Yusuf ») verset 111 ; la sourate 35 (Le créateur « Fatir ») verset 31 ; la sourate 46 (« Al-Ahqâf ») verset 22.

Si donc la Sainte Bible était falsifiée, le Coran ne la confirmerait pas ni ne l’attesterait authentique. Ou alors il serait disqualifié et on l’accuserait de fausseté. Est-ce ainsi que les musulmans acceptent l’accusation du noble Coran ?

Le Coran montre que Dieu ordonnait au prophète Muhammad de se référer à la Sainte Bible

Dieu a dirigé le prophète Muhammad vers la Sainte Bible pour détruire son scepticisme concernant le Coran lui-même.

Sourate 10 « Jonas » (Yunus) verset 94 « si donc tu as un doute concernant ce que nous t’avons révélé, adresse-toi à ceux qui lisent l’Ecriture avant toi. » [ce verset a été répété pour confirmation]

Qu’est-ce que cela veut dire ? Cela veut dire que si Muhammad était sceptique au sujet du Coran qui lui était révélé, il devait interroger ceux qui avaient le livre avant lui. Voilà un témoignage en faveur de la véracité de la Sainte Bible jusqu’à son époque, ou bien alors Dieu ne lui aurait pas dit d’interroger les Juifs, car logiquement, aurait-il pu interroger le peuple d’un livre falsifié ?

Dieu a commandé à Muhammad de suivre la Sainte Bible et les prophètes guidés par Lui. La sourate 6 (Les troupeaux, ou les bestiaux, « Al-An’am ») versets 89 et 90 dit : « Voilà ceux auxquels nous avons donné le Livre, la sagesse et la prophétie…Voilà ceux que Dieu a guidés dirigés. Suis donc leur direction ».

Sourate 16 « Les abeilles » (An-Nahl) versets 43-44 : « nous n’avons envoyé avant toi que des hommes que Nous avons inspirés. Si vous ne le savez pas, interrogez les gens qui connaissent l’Ecriture. Nous les avons envoyés avec des preuves et les Ecritures. »

Si donc le livre était falsifié à l’époque de Muhammad, Dieu lui aurait-il enjoint de se référer au peuple du Livre ?

Muhammad se référait �la Thora et à l’Evangile, à son époque

1) Sourate 28 « Le récit » (Al-Qasas) verset 49 « Dis : alors apportez un Livre de Dieu qui soit un meilleur guide que ces deux-là (Thora et Evangile), afin que je le lise. »

Dans ce verset du Coran, la Sainte Bible (Thora et Évangile) vient de Dieu et il est très clair pour Muhammad qu’il doit se laisser guider par elle.

2) Sourate 5 « La table servie » (Al-Ma’ida) verset 68 « O gens du Livre, vous ne vous appuyez sur rien, tant que vous n’observez pas la Thora, l’Evangile et ce qui vous a été révélé par votre Seigneur ».

3) Sourate 5 « La table servie » (Al-Ma’ida) verset 43 : « comment te prendraient-ils pour juge alors qu’ils ont la Thora où se trouve le jugement de Dieu ? »

4) Sourate 5 « La table servie » (Al-Ma’ida) verset 47 « Que les détenteurs de l’Evangile jugent les hommes d’après ce que Dieu y a révélé ».

Ce verset aussi atteste la véracité de la Sainte Bible à l’époque de Muhammad, car celui-ci en témoigne et demande aux chrétiens de juger d’après ce que Dieu y a révélé.

Si donc la Sainte Bible était falsifiée au moment où le prophète Muhammad a témoigné en sa faveur, aurait-il témoigné pour un livre falsifié ? Son témoignage en faveur de la Sainte Bible n’est-il pas une preuve que ce livre est authentique et non falsifié, à son époque ?

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(1) L’exégèse (Tafsir) des significations du Coran par l’Imam Abdullah Yusuf Ali, page 200

(2) « la matinée (Doha) de l’Islam », par M. Ahmed Amin, page 346, 358

(3) L’exégèse (Tafsir) des significations du Coran par Imam Abdullah Yusuf Ali, page 260

(4) L’exégèse d’Al-Galaleen (Tafsir) du Chapitre de la Table (Sourate Al-Ma’idah) 47

NOTES COMPLEMENTAIRES (ne figurant pas dans l’article du Père Zakaria)

[1] L’Imam Al-Sayyid al-Badawy est l’un des plus grands mystiques soufi.

[2] Traduction de Blachère (édition 2005, page 112) : « Parmi ceux qui pratiquent le judaïsme, sont ceux qui détournent le Discours de ses sens et disent : « Nous avons entendu et avons désobéi » [ou bien] « Entends sans qu’il te soit donné d’entendre (?)! Considère-nous (?)! » [Ils disent cela] par gauchissement de la prononciation et attaque contre la Religion.

Dans une note de bas de page Blachère dit: « Tabari pense à une altération du sens du texte biblique, ce qui est confirmé par la suite du présent sami’nâ wa-‘asaynâ* «Nous avons entendu et avons désobéi». La phrase rappelle celle du Deutéronome, V, 24 : we-sâma’nû we-âsînû** «Nous avons entendu et avons agi» (= nous entendons et allons faire [ce qui est prescrit]). On perçoit bien quel quiproquo s’est produit. L’hébreux âsînû** «Nous avons agi» a été confondu avec l’arabe ‘asaynâ* «Nous avons désobéi», et l’on crut, dans l’entourage de Mahomet, à une altération volontaire du texte biblique par les juifs médinois.

‘isma ‘gayra musma’in* «Entends sans qu’il te soit donné d’entendre (?)». Cette phrase désespère toute tentative d’interprétation; il doit s’agir d’une phrase hébraïque non comprise.

Traduction de Kasimirski (1840) (46 devient le verset 48) « Parmi les juifs, il y en a qui déplacent les paroles de leurs Ecritures et qui disent : Nous avons entendu, mais nous ne voulons pas obéir. Ecoute des choses que tu ne saurais comprendre, et examine-nous (ra’ina*). Ils embrouillent leurs paroles avec leurs langues, et calomnient la vraie religion. » Raina* ou signifiant « traite nous avec égards », « favorise nous », « considère nous ».

* texte arabe transcrit phonétiquement en lettres latines

** texte hébreux traduit phonétiquement en lettre latines

[3] Abu Abdullah Muhammad ibn Umar ibn al-Husayn al-Taymi al-Bakri al-Tabaristani Fakhr al-Din al-Razi (1149-1209) était un célèbre sunnite persan, théologien et philosophe. Il a aussi écrit des textes sur la médecine, la physique, l’astrologie, la littérature, l’histoire, le droit. Son œuvre majeur est Tafsir-e Kabir (Le Grand Commentaire) qui est son exégèse (Tafsir) du Coran.

[4] Il s’agit du recueil de hadiths de l’iman Al-Boukhârî auteur de « Sahîh Al-Boukhârî » (l’authentique d’al-Bukhari), l’un des six grands recueils de Hadiths.

[5] Auteur d’un livre de tafsir (exégèse) du Coran.

[6] Hafiz Abdullah Yusuf Ali (14 avril 1872 – 10 décembre 1953) était un érudit d’Asie du Sud qui a traduit le Coran en anglais. Sa traduction et celle de Marmaduke Pickthall sont les plus utilisées dans le monde Anglophone.

[7] Abu al-Qasim Mahmud ibn Umar al-Zamakhshari, connu sous le nom de al-Zamakhshari, appelé aussi Jar Allah (Le voisin de Dieu) (1074-1143) est un théologien, grammairien et moraliste musulman, célèbre commentateur du Coran influencé par le motazilisme.

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