Le viol des incroyants en islam : La mentalité Pakistanaise a facilité le Génocide de 1971

La mentalité Pakistanaise a facilité le Génocide de 1971
Par Abul Kasem

« Cette histoire débute en 1973 alors que je séjournais en Thaïlande pour effectuer des études post graduat en Ingénierie. Mon Institution était l’AIT et comme il s’agit d’une institution internationale pour les études post graduat, il y avait des étudiants de tous les coins du monde bien que la majorité soit originaire des pays asiatiques. Il y avait pas mal d’étudiants Bangladeshis, Pakistanais et Indiens. Le Bangladesh venait juste d’être libéré et la plupart d’entre-nous avaient encore en tête des souvenirs tout frais du génocide et ne s’attendaient absolument pas à ce que les Pakistanais se montrent amicaux à notre égard. Mais à notre grand étonnement la plupart des Pakistanais étaient des gens amicaux et serviables. Ils étaient extrêmement curieux de savoir ce qui s’était passé au Bangladesh pendant cette terrible période de neuf mois.

Nous avions souvent de longues discussions avec eux. Ces Pakistanais étaient extrêmement dévots et nous prêchaient sans cesse sur tous les aspects de la révélation ultime de Dieu, l’ Islam. Ils considéraient que nos connaissances de l’Islam étaient incomplètes, erronées et entachées de pratiques Hindouistes. Ils nous faisaient des prêches comme un prêtre sermonnerait ses ouailles. Leur dévotion à l’Islam était si forte qu’ils obligèrent même le gérant de la cantine à ouvrir un comptoir réservé aux étudiants musulmans pour qu’ils (les musulmans) puissent y manger les nourritures permises par l’Islam. Naturellement, beaucoup de bengalis, qui sont religieux, étaient très impressionnés par leurs paroles et leurs actes. Mais un pécheur endurci comme moi était sceptique dès le départ quant à leurs propos et à leurs actes.

Vint alors la question de la création du Bangladesh. Naturellement, ils prenaient le parti de l’armée pakistanaise tout en exprimant des regrets pour les vies perdues. Quand ils entendirent que 3 millions de personnes avaient été massacrées et que les agissements de l’armée pakistanaise ne pouvaient pas être justifiés comme une simple opération de restauration de la paix et de l’ordre, ils se contentèrent d’en rire car ils refusaient de croire à ce qui était arrivé à notre peuple pendant l’occupation du Bangladesh. Quand nous leur avons demandé combien ils pensaient que de Bengalis avaient été tués, ils citèrent un chiffre de 3.000 personnes ou quelque chose de cet ordre. Ils ajoutaient aussi que les morts étaient surtout des hindous et que nous n’avions donc pas à trop nous préoccuper de ce massacre. Ce qui revenait à dire qu’il n’y avait pas de mal à assassiner des hindouistes. Nous faisions remarquer que ce chiffre de 3 millions n’avait pas été inventé par le gouvernement du Bangladesh mais provenait de sources étrangères fiables comme l’AFP, Reuters, Time magazine, etc. Nous leur disions aussi qu’un journaliste pakistanais du nom de Anthony Mascarenhas avait écrit un livre intitulé « The Rape of Bangladesh » où il citait un chiffre similaire. Les Pakistanais balayaient ces arguments d’un revers de la main et affirmaient que les journalistes étrangers étaient payés par l’Inde pour propager ces chiffres. Quand nous demandions d’où ils tiraient ce chiffre de 3.000 morts, ils nous disaient que ces chiffres avaient été communiqués par les autorités militaires. Et les 200000 viols ? Ils étaient sûrs et certains qu’aucune femme n’avait été violée. Telle est l’emprise de l’oligarchie et de l’armée pakistanaise sur le peuple.

Le plus intéressant est que toutes les fois que les atrocités de l’armée pakistanaises étaient mentionnées, ils tombaient tous d’accord pour dire que nous (les Bengalis) en étions responsables. Pourquoi ? Tout simplement parce que nous n’étions pas de bons musulmans. Comment ça ? Si nous avions été de bons musulmans nous n’aurions pas voté pour la ligue Awami (Parti qui défendait l’autonomie du Bangladesh au sein du Pakistan). Ils nous disaient que les partis pour lesquels il fallait voter étaient la Ligue Musulmane ou le Jamat-i-Islami. Il n’était pas difficile de deviner que la plupart des Pakistanais considéraient que nous (les Bengalis) n’étions pas de vrais musulmans puisque nous avions presque tous voté pour la Ligue Awami. Ils en concluaient donc que le génocide n’était pas vraiment un génocide ! Il s’agissait juste d’éliminer des non musulmans. Après tout, ils (les non musulmans) ne sont pas vraiment des êtres humains.

Chacun sait que la Thaïlande et Bangkok en particulier regorge d’établissements louches où l’on peut s’amuser et batifoler avec de jeunes femmes. Je dois avouer que je me rendais parfois dans ces endroits avec des amis. En tant que pécheur cela ne me posait pas de problèmes existentiels. Pourtant, un beau jour nous avons eu le choc de notre vie en tombant sur ces islamistes pakistanais confortablement installé dans un « salon de massage » lorgnant gaiement les petites minettes thaïlandaises légèrement vêtues. Quand ils nous virent, à notre grande surprise, ils ne furent absolument pas gênés et n’essayèrent même pas de se dissimuler le visage. Au contraire ils nous souhaitèrent la bienvenue et nous saluèrent à la façon islamique. Nous en restions sans voix. Les Pakistanais nous recommandèrent même les filles qui étaient bonnes, sexy, etc., etc. Ils nous avouèrent sans vergogne qu’ils se rendaient fréquemment dans les bordels. La plupart d’entre eux avaient leur fille favorite avec laquelle ils prenaient bien du plaisir. Pour moi c’était inimaginable et je me demandais si je n’avais pas été transporté sur Mars ou sur une autre planète ou si Dieu avait changé d’avis sur les péchés et les vertus.

Au bout de quelques semaines, j’eus l’occasion de demander à l’un de ces islamistes ce qui allait leur arriver puisqu’ils avaient commis le péché de zina (fornication). Il fut sincèrement étonné de mon incongruité. Il me répondit qu’ils n’avaient commis aucun péché. Comment ? Pas de péché ! Mon cerveau ne devait plus fonctionner correctement ! J’étais vraiment curieux d’entendre ce qu’il allait me dire. Il me dit que les Thaïs ne sont pas musulmans ; Les musulmans avaient donc parfaitement le droit de s’amuser avec les filles Thaïs. Il me raconta même que c’est une pratique islamique depuis des siècles. Chaque fois que les musulmans vainquaient les non musulmans ils pouvaient faire tout ce qu’ils voulaient des non musulmans. Les musulmans peuvent se servir des femmes non musulmanes comme esclaves sexuelles et en faire ce qu’ils veulent. Un musulman a même le droit de tuer les femmes s’il le veut. Plus simplement dit, les non musulmans ne sont pas vraiment des êtres humains. Ils (les non musulmans) sont inférieurs au bétail, aux animaux. En plus, le Pakistanais me raconta que le Prophète avait permis à l’homme en voyage d’avoir des relations sexuelles. Je n’en croyais pas mes oreilles ! Il me cita alors de mémoire de nombreux versets du coran et des hadiths à l’appui de son opinion. Je fis alors remarquer à mon ami pakistanais qu’il y a une petite minorité musulmane en thaïlande. Qu’est ce qui lui arriverait si, sans le savoir, il avait des relations sexuelles avec une prostituée thaïlandaise musulmane ? Il répondit aussitôt : “Pas de problème.” Quand je rentrerai au Pakistan je ferai un Milad Mehfil (cérémonie musulmane) et demanderai pardon ! Et de toute façon, il y avait encore le Hajj (pèlerinage à La Mecque) pour obtenir son pardon. Mais il ajouta que ce ne serait pas nécessaire car il était certain qu’aucune des filles avec lesquelles il avait eu des relations sexuelles n’était musulmane.

Si un(e) Pakistanais lit cette anecdote il(elle) pourrait en être très offensé, cela ne fait pas de doute. Beaucoup de Pakistanais objecteront que le point de vue d’une seule personne n’est pas significatif. Inutile de chercher des excuses. Que les pakistanais pensent ce qu’ils veulent. Cela les regarde. Examinons les implications de ce que mon islamiste Pakistanais a dit. Etait-ce une mauvaise interprétation du livre saint de l’islam par un individu isolé ? Etait-ce l’état d’esprit d’un malade mental ? Ne nous y trompons pas. Si nous revenons en arrière, nous verrons que c’était bien l’état d’esprit des recrues de l’armée pakistanaise qui déchaînèrent un règne de terreur et massacrèrent des millions de Bengalis. Les Pakistanais peuvent diverger sur bien des points, mais quand il est question de supériorité islamique ils sont unanimes. C’est l’œuvre de l’oligarchie, de l’armée et des religieux du Pakistan. Ces groupes ont enfoncé dans le crâne de la grande majorité des Pakistanais qu’en matière d’islam ils (les Pakistanais) sont les meilleurs. Et cette idée n’a fait que se renforcer avec l’explosion de la bombe islamique en 1998. Nous autres Bengalis nous nous fichons de leur complexe de supériorité. Le seul problème est que ce dangereux état d’esprit a coûté la vie à trois millions de Bengalis.

En un mot comme en cent, l’armée pakistanaise n’a pas tué un seul être humain au Bangladesh. Ils ont désinfecté la vermine comme un fermier qui répand de l’insecticide sur ses moissons pour les protéger. C’est le point de vue de l’armée pakistanaise. Ils ont simplement éliminé les non musulmans et les pas assez bons musulmans pour protéger les bons musulmans qui eux les approuvaient. La question du remord ou de la culpabilité ne se pose pas. L’armée pakistanaise, voyez-vous, n’a violé aucune femme. Ils ont simplement profité de chair fraîche non musulmane. Et même s’il y a eu un usage excessif de la force, il n’y a aucune raison de se sentir coupable. Il y a le Milad et le Hajj pour éliminer les plus infimes traces de culpabilité. Un serial killer est un malade mental. Il prend plaisir au spectacle de la souffrance de la personne qu’il assassine. Mais au fond de lui le tueur en série sait que ce qu’il fait est mal. Il est parfaitement conscient qu’il sera puni s’il se fait prendre. Aussi, la plupart des tueurs en série admettent volontiers leurs crimes et en certaines occasions quand ils parviennent à se guérir de leurs pulsions manifestent des regrets. Qu’en est-il des responsables d’un génocide ? Ce sont des gens parfaitement normaux. La plupart d’entre eux sont aimables, polis et parlent posément (comme Ashrafuzzaman Khan le dirigeant du Islamic Circle of North America). Mais il y a un point qui les distingue du reste d’entre-nous et c’est leur foi inconditionnelle en la supériorité de leur croyance et leur incapacité à accepter l’existence des autres s’ils ne les suivent pas. Tous les moyens sont bons pour faire progresser leur foi même si cela implique l’annihilation de tout un peuple. C’est pourquoi les Pakistanais n’ont jamais condamné le génocide des Bengalis. Et c’est pourquoi ils recommenceront si l’opportunité s’en présente un jour. Puisque aucun crime n’a été commis, la question d’un jugement des responsables du génocide ne se pose pas. N’est-ce pas ?

C’est la mentalité des responsables et des exécutants du génocide du Bangladesh. C’est la mentalité de Yahya Khan, Tikka Khan, Golam Azam, Ayatollah, Ashrafuzzaman ——-. C’est à cela que nous devons Auschwitz, le Kosovo, la Bosnie, la Palestine, le Timor oriental—–.

L’Islam est-elle la seule religion responsable de génocide? Sûrement pas. Toutes les religions organisées ont légitimé le meurtre, le viol, le pillage, etc. du moment qu’ils sont dirigés vers les incroyants. Sur ce point la Religion a un cousin. Le racisme. La religion et le racisme vont main dans la main. C’est pourquoi nous avons eu Hitler, Radovan Karadzic, Slobodan Milosevic, Ratko Mladic etc.

Karl Marx a dit: “la Religion est l’opium du peuple”. C’est un euphémisme dans le monde d’aujourd’hui. Si les gens consomment de l’opium, ils deviennent dépendants et ruinent leur santé. L’humanité se passerait bien de cela. De nos jours, la religion est devenue une vermine (une peste) pour l’humanité. Ce virus cancéreux a contaminé tous les êtres humains de cette planète. Je ne suis pas sûr que l’on trouvera un antidote à cette maladie de notre vivant ou après.

Pourquoi ai-je rédigé ce texte après toutes ces années ? Cela peut être résumé par une citation de Shakespeare. Le grand barde a écrit : “Un petit feu est vite piétiné ; si on le souffre, des rivières ne pourront pas l’éteindre ». ( Shakespeare, ‘Henry VI, Acte trois, IV, viii,7.). Ce feux me consume toujours bien que les évènements de 1971 ne soient plus que quelques grains de poussière dans les esprits des Bengalis qui de nos jours n’admettent plus que les Pakistanais ont commis des excès au nom de la religion. »

Source

Publicités

Une réflexion sur « Le viol des incroyants en islam : La mentalité Pakistanaise a facilité le Génocide de 1971 »

  1. Merci à l’auteur pour cet apport d’informations. J’ignorais jusque là l’existence de ce génocide. Il faut dire que le monde a passé sous silence ce fait criminel qui ne m’étonne pas de la part du Pakistan qui défraie encore la chronique et encore moins des musulmans. Mes respects.

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s